
La nuit où elle a été abandonnée bébé, devant la grille d’une modeste maison de Barcelone, le cactus a fleuri. Sur un papier accroché à ses vêtements, un prénom maladroitement écrit : Cecília.
Elle grandit rue des Camélias, éblouie par les étoiles, enivrée du parfum des roses qui illuminent le jardin. En quête de ses origines, cueillie par l’amour dès qu’il se présente, elle finit par s’enfuir, quitte à vivre dans une baraque en tôle. Couturière désastreuse, elle en vient à faire le trottoir et c’est avec une forme de torpeur mêlée de fatalisme qu’elle accepte la protection d’un de ces beaux messieurs. Entre prostitution et prison dorée, abus et emprise, son errance pourra-t-elle jamais rimer avec indépendance ?
À fleur de peau, Rue des Camélias raconte le destin d’une femme, marquée par une insondable solitude, qui tente de traverser l’existence et trouver des réponses dans une société où les barrières de classe restent infranchissables.
AUTEUR : Mercè Rodoreda
ÉDITEUR : Zulma
253 pages, 21.50€


